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Entre addictions, overdoses et décès qui s’ensuivent, force est d’admettre que la crise des opioïdes s’impose désormais comme un fléau dans le paysage social et sanitaire des États-Unis. Depuis près de dix ans, la consommation massive des opioïdes est devenue un facteur central de la chute de l’espérance de vie. Depuis 2000, plus d’un million d’Américains sont morts d’une overdose, dont les trois quarts sont imputables aux opioïdes.
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Le projet de loi relatif à l’accompagnement des malades et de la fin de vie, interrompu par la dissolution du 9 juin 2024, a été à nouveau déposé à l'Assemblée nationale. Le contenu est quasi inchangé mais le texte est scindé en deux : une loi porte sur les soins palliatifs, l’autre sur l’aide à mourir. L’Hémicycle les examine à partir du 12 mai. En 2023, 75,6 % des 184 citoyens tirés au sort pour composer la Convention citoyenne sur la fin de vie souhaitaient sa légalisation, en des proportions assez semblables à celles du reste de la population française. Quelles sont les dispositions en vigueur et celles que prévoit la nouvelle loi ? Comment donner leur juste place aux soignants, aux patients et à leurs proches ? Qu’est-ce que ces débats nous disent de la vision collective que notre société porte sur la mort, et sur la vie ? Les enjeux juridiques, éthiques et médicaux sont mêlés dans ce débat douloureux et complexe. Deux médecins, Michèle Lévy-Soussan et Isabelle Marin, en discutent pour [À contrevoix]. La variole tuait autrefois des millions de personnes chaque année. Voici comment l'humanité l'a vaincue.
Plus d'un million d'Américains sont morts du Covid-19, tandis que le bilan mondial dépasse les 15 millions de morts. C'est une tragédie horrifiante et largement évitable, qui risque de se reproduire alors que de nouvelles maladies comme la grippe aviaire frappent à notre porte.
Mais malgré tout ce que le monde a perdu ces dernières années, l'histoire des maladies infectieuses nous envoie un message sombre : cela aurait pu être encore pire. Ce bilan accablant s'est produit alors même que le coronavirus ne tue qu'environ 0,7 % des personnes qu'il infecte. Imaginez qu'il en tue 30 % – et qu'il faille des siècles, et non des mois, pour développer un vaccin. Et imaginez que, plutôt que de toucher principalement les personnes âgées, il soit le plus meurtrier pour les jeunes enfants.
L’épidémie est particulièrement meurtrière chez les adultes, alors même que le vaccin se révèle peu efficace chez les personnes âgées. Les enfants ne sont pas épargnés. Suite...
Les biologistes se rebiffent. Après la grève massive du 14 novembre, les laboratoires d’analyses médicales ont à nouveau fermé leurs portes jeudi 1er décembre. Ils protestent contre le coup de rabot de 250 millions d’euros exigé par le gouvernement dans le cadre du budget 2023 de la Sécurité sociale. Un effort que l’exécutif estime justifié, vu à quel point l’activité des labos a été dopée par la pandémie de Covid-19.
Quand la technique de la
variolisation – qui consiste à inoculer le virus de la variole – apparaît en
Europe dans la première moitié du XVIIIe siècle, sur quels fondements est-elle
décriée ?
Il y a tout d'abord des arguments culturels : comme c’est une femme, Lady Montagu, qui a importé d’Orient cette pratique, certains disent « ce sont des remèdes de bonnes femmes », « ce n’est pas de la vraie médecine », ou encore « ça ne marchera pas sous notre climat ».
Depuis l’apparition du coronavirus, nous sommes passés par bien des expériences inédites, et nous avons vu vaciller, de confinement en couvre-feu, la rassurante et illusoire évidence de nos libertés publiques. Mais il ne faut pas se méprendre: la vraie rupture historique pour notre modèle de société date de lundi dernier, avec les mesures annoncées par le président de la République. Si nous nous sommes opposés, il y a plusieurs mois déjà, à la création du pass sanitaire par le Parlement européen et le Parlement français, c’est parce que nous refusons absolument le monde qui se dessine sous nos yeux.
Didier Fassin enseigne à Princeton à l'Institut d'études avancées, haut lieu de « fertilisation croisée » entre les différentes disciplines des sciences humaines. Le texte ci-dessous est issu du discours qu'il a prononcé lundi 31 mai dans le grand amphithéâtre du « Monde » , à l'occasion de la remise du Prix du meilleur jeune économiste 2021, décerné chaque année par le Cercle des économistes et « Le Monde ». Source le Monde 9 juillet 2021
L'essai du médecin Jean-David Zeitoun « la Grande Extension, une histoire de la santé » raconte l'histoire d'une anomalie. Celle de l'amélioration spectaculaire de l'espérance de vie humaine, en seulement trois siècles ; mais aussi l'éventuelle baisse de la santé, au XXIe siècle. « C’est une sonnette d’alarme », a prévenu Michael Ryan, le responsable de l’OMS en charge des situations d’urgence, lors de la dernière conférence de presse de l’année de l’organisation, qui est en première ligne dans le combat contre la pire pandémie depuis 100 ans.
Ledit accord peut-être qualifié d’historique, puisqu’il alloue 8,2 milliards d’euros afin de revaloriser la rémunération des sages-femmes, des personnels non médicaux des établissements de santé et des EHPAD, des internes et étudiants en santé, ainsi que des praticiens qui font le choix de l’hôpital public.
Hausse des salaires, temps de travail, gouvernance des hôpitaux… Le ministre de la Santé a promis que des mesures fortes seraient prises pour améliorer les conditions de travail des soignants et la prise en charge des malades. Sous pression après la crise du coronavirus, le gouvernement va tenter d'apporter des réponses à l'hôpital avec le coup d'envoi, lundi 25 mai, du "Ségur de la santé", du nom de l'avenue où se situe l'une des entrées du ministère de la Santé.